Période chargée et succès des vins belges : on fait le bilan avec les viticulteurs du Condroz

28 sept.
Jeudi 28/09/2023 à 08:00

Ocquier -

François pour MonCondroz François pour MonCondroz
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Les vins belges ont la cote, ce n’est un secret pour personne. Et dans le Condroz aussi, ce succès est largement au rendez-vous. C’est le cas notamment pour Marc Monfort, viticulteur et propriétaire du Vignoble d’Occarius, à Ocquier. Très occupé en ce moment, il a tout de même pris un peu de temps pour faire le bilan de cette année et nous parler un peu des tendances en termes de vins dans notre petit pays.

La période est particulièrement chargée pour Marc et Didier Monfort, les viticulteurs du Vignoble d’Occarius. Ces derniers viennent en effet de lancer la récolte de leur raisin. Une opération démarrée de manière très tardive cette année : « On a commencé seulement il y a quelques jours. Le week-end qui arrive va d’ailleurs être assez chargé. On va essayer de récolter un maximum de raisins, mais on n’aura pas fini, c’est certain. Il faut s’attendre cette année à ce que les récoltes se poursuivent jusqu’au 10 octobre. »

La raison de ce retard, l’été qui vient de se terminer, pas franchement des plus ensoleillés : « La quantité est là cette année. Malheureusement, c’est la maturité du raisin qui se fait attendre. Avec le peu de soleil qu’on a eu, ceux-ci n’ont pas pu mûrir convenablement. De plus, nos vignes ont souffert de maladie pendant la saison, donc ce n’est pas l’idéal. Le point positif, c’est cette arrière-saison ensoleillée qui a permis d’éviter d’amplifier les dégâts et qui nous a permis de pouvoir attendre avant de lancer la récolte. »

Le vin belge, un produit en vogue chez nous

En termes d’attrait, Marc et Didier ne sont pas inquiets. Le vin et les bulles belges se portent bien, quelle que soit la région : « La curiosité par rapport aux vins belges n’est pas nouvelle. Elle est marquée depuis maintenant quelques années. Ça dépend bien évidemment de ce que chacun des vignerons belges peut proposer. Il est certain que partout où l’on propose des bulles, ça a toujours un sens et du succès. Le Belge est toujours intéressé par une bonne bulle. C’est également le cas pour le vin blanc. »

Mais l’attrait le plus important est porté sur le vin rouge belge, ce qui n’est pas forcément la tendance la plus facile à gérer pour les vignobles comme le Vignoble d’Occarius : « C’est sans doute le vin qui est le plus difficile à concevoir chez nous, car on n’a pas toujours des années exceptionnelles en termes de chaleur et en termes de soleil pour pouvoir en produire beaucoup. »

Heureusement, cet intérêt pour le vin rouge se combine avec un autre changement, celui qui est amené par les nouvelles générations : « Le jeune de maintenant aime boire des produits légers qui se consomment rapidement. De ce fait, les grands vins français structurés, costauds et avec des degrés d’alcool évolués sont moins appréciés par ces derniers. Pour nous, ici en Belgique, c’est intéressant de produire des vins qui sont davantage dans la légèreté. C’est faisable malgré notre climat et cela permet d’aller toucher ce public. »

Un temps d’attente variable en fonction du produit

Cela va dépendre du type de vin qui est produit. Au Vignoble d’Occarius par exemple, les délais peuvent varier de plusieurs mois en fonction de la couleur et du type de vin : « Le temps d’attente et de maturation ne va pas être le même pour un vin léger, par exemple un vin frais pour l’apéritif ou un vin rosé léger. Pour ceux-là, vous pouvez déjà avoir les nôtres sur votre table au mois de mars de l’année prochaine. »

Pour d’autres, l’attente est plus longue : « J’ai à côté de cela un vin blanc plus structuré, davantage fait pour les repas, qui a fait un passage en fût de chêne. Cela demande évidemment plus de temps avant d’être prêt. Là on doit attendre l’été prochain pour pouvoir le consommer, voire même plus si c’est une longue conservation en barrique. »

Enfin, c’est sans surprise le vin rouge demande encore plus de travail. « Si c’est un vin rouge jeune, c’est rarement avant le milieu voire la fin de l’année suivante. En tout cas chez moi ».

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